09 février 2014

Portrait d'auteur : Marc-André Pilon

Marc-André Pilon

Marc-André est né en 1980.

Il a fait des études en interprétation théâtrale au collège Lionel-Groulx.

On le qualifie de "touche-à-tout culturel". Ex-critique de cinéma pour Bang Bang, Marc-André Pilon est également musicien. Il a en effet été le :

  • Batteur du groupe Rockets Away (il est possible d'écouter quelques-unes de leurs chansons à l'adresse suivante : https://myspace.com/rocketsaway/music/songs)
  • Batteur du groupe punk-rock à succès, Les Ordures Ioniques (on peut voir Marc-André sur la photo ci-dessous, à l'extrême droite); ils ont fait deux albums, une tournée en France, les Francofolies et deux vidéo-clips, ainsi que le Numéro Un à COOL-FM avec une de leurs chansons.

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Depuis 2002, cet ancien "nerd" enseigne le français à l'école secondaire Cité-des-Jeunes. L’écriture de son premier roman s’est d'ailleurs faite après qu’il ait proposé à ses élèves de cinquième secondaire d’écrire un début de roman pour un projet. Les jeunes se sont arrêtés aux 1 500 mots prescrits, mais Marc-André en a fait 42 000 (en six mois) pour réaliser un vieux rêve d’écriture. Quelques semaines après le point final, le téléphone sonnait déjà. À quand le tome II?

Sollicité par cinq maisons d’édition quelque temps après avoir terminé son manuscrit, Marc-André Pilon s’est grandement inspiré de sa vie pour créer cette histoire empreinte d’humour et de suspense. En effet, dans ce roman, l'auteur revisite certains souvenirs pénibles de son adolescence; étape qu'il qualifie de "moment où la chenille est devenue papillon". Son personnage principal, un rejet de la classe performante, est victime d'intimidation et en arrache avec les filles. L'humour de l'auteur aide à dédramatiser les épreuves que bon nombre de jeunes vivent chaque jour. Son récit semi-biographique lui a permis d'exorciser de vieux démons, tout en donnant à ses lecteurs des outils pour se sortir de l'état de victime... ou du moins s'en évader pour un temps.

Voici son conseil à ceux qui se reconnaissent dans le souffre-douleur du livre?

"Il est important de se trouver une passion. À travers celle-ci, ils pourront peut-être se trouver un point d'ancrage et augmenter leur confiance en eux. Ça va aussi leur permettre de rencontrer de nouvelles personnes, de se faire des amis qu'ils n'auraient pas nécessairement eus en se basant uniquement sur l'apparence. Pour moi, ça a été la musique (j'ai commencé à jouer de la batterie à 12 ans) et le théâtre (grâce à une option que j'ai prise en secondaire 3). À travers ces expressions artistiques, j'ai trouvé un moyen de m'exprimer, retirant ainsi le goût aux autres de me considérer comme un souffre-douleur."  (http://sophielit.ca//nouvelle.php?cat=3&id=17)

Dans ses romans, Marc-André a accordé une attention particulière aux noms des personnages; chacun d'eux ayant un lien avec la personnalité de celui ou celle qui les portent. L'auteur en profite pour se moquer gentiment de la mode québécoise des noms de famille composés. Par exemple, celui qui est toujours malade s'appelle Morand-Voyer; l'exhibitionniste, Courtemanche-Allaire; le suicidaire, Jetté-Dupont; la belle fille, Larose-Deschamps; et le gros qui se pense « tough », Leboeuf-Hâché.

Marc-André est convaincu (avec raison) que l’une des qualités qui séparent les auteurs publiés de ceux qui ne le sont pas est l’humilité. « Le problème des auteurs qui commencent est qu’on ne veut pas faire de sacrifice en rejetant des phrases qu’on aime. Il faut piler sur son orgueil. » J'ajouterais que l'humilité, c'est aussi de ne pas se laisser décourager par les lettres de refus des éditeurs. Je suis persuadée que bien des chef d'oeuvres littéraires ont pourri au fond d'un tiroir, parce que leur auteur ne pouvait pas supporter l'idée d'essuyer un nouveau refus.

1. Dans quelle région habitez-vous?

J'habite le quartier St-Henri à Montréal, et je suis natif de Vaudreuil-Dorion.

2. À l’école primaire, quelle était votre matière préférée?

En bon « nerd », j'aimais bien l'école et l'ensemble de ses matières, autant le français que les mathématiques (mais mon amour pour ces dernières a finalement fondu quelque part durant mon cours de maths fortes de cinquième secondaire…)

3. Enfant, qui était votre auteur favori?

L'auteur qui m'a vraiment fait entrer dans le monde de la littérature, c'est Stephen King. Pour mes douze ans, j'avais demandé son roman « Ça ». Une chance que mes parents ne l'avaient pas lu avant de me l'offrir… Sinon, au secondaire, on m'a obligé à lire la série du « Raisin » de Raymond Plante et j'ai beaucoup apprécié (on peut d'ailleurs encore ressentir son influence dans ce que j'ai moi-même publié).

4. Quels fruits et légumes aimeriez-vous manger presque tous les jours?

Hum… Je ne suis pas le gars le plus « fruits et légumes » en ville… Tout de même, j'aime bien les pommes québécoises quand c'est la saison (je me suis d'ailleurs marié dans un verger) et manger des carottes (par contre, s'il y a un lien entre celles-ci et une bonne vision, ça n'a pas tellement fonctionné dans mon cas…).

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5. Avez-vous un animal de compagnie?

Oui, un chat. D'ailleurs, dans les remerciements de mon troisième et dernier tome de la série du myope, intitulé « Guide de survie pour myope » (en librairie le 12 février 2014), je reconnais son apport à mon œuvre dans ces mots : « merci à Pollux, mon chat qui, en se promenant sur mon clavier pour attirer mon attention, a probablement écrit la moitié de ce roman ».

 

BIBLIOGRAPHIE

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La revanche du myope, Éditions De Mortagne, 2011

Résumé

Ce roman raconte l’histoire rocambolesque de Pierre-Antoine Gravel-Laroche, 13 ans, LE nerd de l’école (celui qui a de bonnes notes mais qui, en plus, possède la tête de l’emploi), le rejet et souffre-douleur officiel de Yannick Brisebois-Taillefer. Cela n'empêche pourtant pas Pierre-Antoine d'être bien déterminé à retrouver Madame Maheux, sa prof de sciences ultra-canon, victime de kidnapping. Le plus difficile sera de mener son enquête de front tout en essayant de séduire la belle M.-P…

Récipiendaire du prix Cécile-Gagnon, destiné aux auteurs de premiers textes en littérature jeunesse.

Ce qu'en pense la critique

"Marc-André Pilon signe La revanche du myope, un premier roman accrocheur et plein d’humour." (Marie-France Bornais, Le Journal de Québec, 06-03-2011)

"Mêlant jeux de mots et situations rocambolesques, le roman jeunesse La revanche du myope est sa première œuvre, mais son style particulier saura assurément vous divertir et vous faire rire !"  (http://www.pauselecture.net/auteur-marc-andre-pilon-2232.php)

Le myope contre-attaque, Éditions De Mortagne, 2012

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Rien ne va plus en ce début de secondaire 3. Non seulement les gens ne se souviennent pas des exploits héroïques de Pierre-Antoine de l’an dernier mais, en plus, il a un nouvel intimidateur : un grand rouquin qui a des parents extrêmement riches (communément appelé un « roux de fortune »). Cela n'empêche pas Pierre-Antoine de tenter d'élucider plusieurs mystères (des lettres anonymes dévoilant des secrets d’élèves, une étrange épidémie, une fête d’Halloween peuplée de morts-vivants et une « Forêt magique »), tout en essayant de régler ses propres problèmes de coeur.

Guide de survie pour myope, Éditions De Mortagne, 2014

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Ce guide renferme la troisième aventure de myope. Cette fois-ci, il se porte à la défense d’un autre élève, Charles Macchabée-Simard, qui subit de la cyberintimidation. Mais ce n’est pas tout ! Dans ce guide, il y a également tout ce qu’il faut à un nerd pour passer au travers du secondaire en conservant une dentition parfaite : le dessin de l’intimidateur type, le matériel de survie nécessaire à une sortie scolaire, et même un test pour connaître son degré de « nerditude ».

Ceux et celles qui ressentiront le besoin de passer ce test immédiatement, pourront le faire en cliquant sur le lien suivant : https://editionsdemortagne.com/le-test-du-myope/ 

Pour ma part, j'ai "scoré" un beau 82%. Et vous?


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