09 juin 2011

Marguerite, le cochon d'Inde

 Marguerite

Puis-je vous présenter mon amie Marguerite?

 

Marguerite est le cochon d’Inde de Mignonne (la fille de ma maîtresse).

 

Elle est d’un naturel timide et réservée. Pourtant, il y a quelques années, elle n’a pas hésité à accompagner Mignonne à l’école, pour une visite de classe. Il faut dire que le professeur, cette année-là, était madame Guylaine‑Andrée, une enseignante assez exceptionnelle. L’atmosphère qui régnait dans la classe était à la fois calme et enjouée. Même entourée de 25 enfants, Marguerite s’y est sentie en sécurité. Elle s’est laissée caresser par plusieurs élèves. L’un d’eux, un petit garçon, s’est d’ailleurs montré si tendre avec elle, que Marguerite l’aurait suivi volontiers jusque chez lui, si elle n’avait pas été aussi attachée à sa maîtresse. En tous les cas, Mignonne est rentrée à la maison, toute fière de son petit cochon. Vous auriez dû l’entendre : « Maman, maman ! Marguerite a été tellement sage ! Elle n’a pas mordu d’élève ni fait ses besoins dans la classe. Je ne serais pas surprise que plusieurs de mes amis rêvent maintenant d’adopter un cochon d’Inde. »

 

À la maison, Marguerite passe le plus clair de son temps dans sa cage. Le jour, ça pouvait aller, mais la nuit, elle y dormait très mal; elle semblait se sentir toute nue et vulnérable, au milieu de ses copeaux de cèdre. Mon maître a donc eu l’idée de lui construire, pour Noël, un joli chalet en bois. Vous auriez dû voir le petit visage de Marguerite quand elle a reçu son cadeau. Je peux vous dire qu’elle ne s’est pas faite prier pour visiter son nouvel abri. En fait, s’y étant endormie, elle a passé deux jours sans en sortir. Si je n’avais pas reniflé bruyamment autour de sa cage, nous ne l’aurions pas revue avant le Jour de l’An ou, pire encore, le printemps.

 

L’été est la saison préférée de Marguerite. Elle adore prendre l’air, mais ce qu’elle aime par-dessus tout c’est de manger de l’herbe et des feuilles de trèfle. Quand il fait beau, Mignonne aime s’installer dehors, sur une couverture, pour jouer avec ses poupées. Au début, elle sortait Marguerite et la laissait jouer sur le gazon. N’étant pas habituée aux grands espaces, cette dernière ne s’éloignait guère, car elle craignait de se perdre. Cependant, au fil du temps, notre petit cochon d’Inde prenait de l’assurance et s’aventurait de plus en plus loin. Par un après‑midi ensoleillé, Mignonne étant concentrée sur l’histoire qu’elle inventait pour ses poupées, ne remarqua pas tout de suite que Marguerite avait poussé son exploration trop loin. Quand Mignonne voulu la rattraper, Marguerite (pas pressée de rentrer) a couru se cacher sous la cabane de jardin. Après avoir essayé, en vain, de l’attirer avec des mots doux et une carotte, il a fallu se résigner à prendre les grands moyens pour la faire sortir de sa cachette. Ma maîtresse sorti donc le boyau d’arrosage et dirigea le jet d’eau sous la cabane. C’est ce jour-là que j’ai découvert que ma copine Marguerite détestait l’eau autant que moi.

 

 

Au cas où vous auriez l’idée d’adopter un cochon d’Inde, je crois qu’il serait bon que vous en sachiez un peu plus sur cet animal. Voici donc quelques informations qui pourraient vous être utiles.

 

Origines

Tout d’abord, contrairement à ce que son nom indique, le cochon d’Inde n’est pas un porc et ne vient pas d’Inde. D’ailleurs, même si la femelle du cochon d’Inde s’appelle une « truie » et le mâle un « verrat », le nom donné au petit est « chiot ». En réalité, le nom « cochon d'Inde » vient du cri de l’animal (qui est semblable à celui du porc) et du fait qu'il est originaire d'Amérique du Sud (appelée autrefois les Indes). Il est à noter que son nom, dans beaucoup de langues européennes, signifie « lapin de mer » ; parce que les premiers importateurs de l'espèce les faisaient venir par bateau. 

Le cochon d'Inde ou cobaye commun est un rongeur de taille moyenne, originaire de la Cordillère des Andes. C'est l'espèce domestiquée issue du cobaye sauvage appelé Cavia aperea. Le cobaye, élevé comme animal de laboratoire, est aussi souvent adopté comme animal de compagnie par ceux qui apprécient son caractère placide et sa facilité d'élevage. Peu dispendieux, il est souvent choisi comme compagnon pour un enfant ; surtout lorsque l'on ne dispose pas d'assez d'espace pour adopter un chat ou un chien. De plus, contrairement à d'autres rongeurs, comme les souris et les rats, il ne dégage qu'une faible odeur.

Caractère

Très doux, il mord rarement son propriétaire, mais c’est un animal assez peureux qui craint l’inconnu. Par conséquent, il faut se méfier lorsqu'on l’entend claquer des dents, car c’est un signe avant-coureur d'une attaque. Rappelez-vous simplement qu’un cochon d’Inde a besoin de temps pour apprivoiser tout ce qui est nouveau. Il est donc préférable de lui aménager une cachette où il pourra se réfugier en cas de panique.

Le cochon d'Inde doit disposer d'espace pour courir et de distractions. À défaut on doit le sortir de sa cage sous étroite surveillance. Le cochon d'Inde a besoin de compagnie au moins 2 heures par jour s'il vit seul, et 1 heure par jour s'ils vivent à plusieurs.

Apparence et aptitudes physiques

Les cochons d’Inde vivent trois à quatre ans en moyenne, huit au maximum. Leur acuité visuelle est assez mauvaise. Leur vision n'est qu'en noir et blanc et leur permet principalement de distinguer les variations de lumière. Cependant, l'audition des cochons d'Inde est bien meilleure que celle de l'homme. Comme tous les rongeurs, ils ont des grandes dents, qui poussent continuellement, mais qui s'usent naturellement par frottement mutuel. L'odorat est le sens le plus développé du cochon d’Inde. Il lui permet de reconnaître sa nourriture, son territoire, ainsi que les autres cochons d’Inde. On peut faciliter la cohabitation de deux cochons d'Inde ne se connaissant pas, en les plaçant dans une cage propre, après les avoir tous deux bien lavés avec un shampoing identique.

Les cochons d’Inde appartiennent à de nombreuses races qui ont été développées depuis leur arrivée en Europe et en Amérique du Nord. Ces races varient considérablement par leurs robes et leurs couleurs. On trouve désormais de plus en plus d'éleveurs spécialisés qui proposent différentes races. En voici quelques exemples :

 Cochon_d_Inde_Abyssinien

        Abyssinien           

 

 

 Cochon_d_Inde_Couronn__am_ricain

Couronné américain 

 

 

 

Cochon_d_Inde_CoronetCoronet

 

 

 

 

Cochon_d_Inde_CuyCuy 

      (C’est une variété que l’on trouve beaucoup en Belgique et en Hollande.)

 

Celui-ci est un bébé d’à peine 6 semaines.

 

Cochon_d_Inde_P_ruvienPéruvien satin

 

 

 

 

Cochon_d_Inde_RexRex

(Il provient de l’Angleterre.

"Rex" veut dire "Roi".)

 

Cochon_d_Inde_SkinnySkinny      

 

Cochon_d_Inde_TeddyTeddy  

 

 

 

 

Cochon_d_Inde_TexelTexel

 

 

 

 

Les cochons d’Inde communiquent entre eux par différents cris et couinements, allant du cri d'alarme strident aux petits cris de reconnaissance et aux roucoulements amoureux. J'ai trouvé un site internet, très intéressant, sur les cochons d'Inde. On peut y entendre les différents sons qu'ils produisent et comprendre ce qu'ils veulent dire (cliquez sur les liens en bleu pour entendre les sons) : http://www.cobayesethamsters.com/langagesonscobaye.html 

Alimentation

Le cobaye est un herbivore. En captivité, son alimentation doit être composée de foin de bonne qualité (exclure les foins uniquement constitués de luzerne) et d’un mélange de graines adapté à ses besoins. Il doit avoir toujours à disposition de l'eau propre en abondance.

Il doit manger aussi des aliments frais afin d'assurer un apport quotidien en vitamine C. Le poivron doux rouge ou vert, le kiwi, le cassis, et le persil (pas plus d'une demi-botte par semaine car il contient aussi beaucoup de calcium) en contiennent beaucoup.

Les pierres à lécher apporteront aussi un complément minéral utile. On doit également leur donner du bois à ronger.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cochon_d%27inde

 

SUGGESTIONS DE LECTURE

  • Charlotte Parlotte, de Michael Bond, Pocket Junior, 1995  La_bande_de_cochons_d_Inde
  • Cochon d'Inde, bien le comprendre et bien le soigner, de Katrin Behrend, Coll. animaux, Petits Partiques Hachette, 2000
  • Gabi, la fée des cochons d’Inde, de Daisy Meadows, Éditions Scholastic, 2010

  • La bande des cochons d’Inde, de Lucy Daniels, Bayard Jeunesse, 2001

  • L’année du cochon d’Inde, de Marie-Hélène Sabard, Éditions École des Loisirs, 1996 L_ann_e_du_cochon_d_Inde

  • Le cochon d’Inde, d’Anne Royer, Éditions Mango, 2002
  •  L’omelette au sucre, de Jean-Pierre Arrou Vignod, Gallimard Jeunesse, 2008
  • Sur la terre comme au ciel (Marzi – tome 2), de Marzena Sowa & Sylvain Savoia, Dupuis Éditeur, 2006 

HUMOUR

         Un jour, un enfant se présente au dépanneur de monsieur Tartanpion et lui demande : « Monsieur, si je vous montre quelque chose que vous n’avez jamais vu, accepterez-vous de me donner un sac de croustilles? » Intrigué, monsieur Tartanpion lui répond : « Pourquoi pas ! »

Le petit garçon sort alors un cochon d’Inde de la poche droite de son manteau et le pose sur le comptoir. Incrédule, monsieur Tartanpion regarde le cochon d’Inde danser, devant ses yeux, une polka endiablée. Sans hésiter, il remet un sac de croustilles à l’enfant. Ce dernier lui fait alors une seconde proposition.

‑ Pour un autre miracle, seriez-vous prêt à me donner une barre de chocolat au lait ?

‑ Je ne peux croire qu’il y ait quoique ce soit d’aussi impressionnant que ce que tu viens de me montrer, mais j’avoue que tu piques ma curiosité.

L’enfant sort donc de la poche gauche de son manteau, une belle grosse grenouille qui se met à chanter, d’une voix juste et harmonieuse, le dernier refrain à la mode. Le commerçant n’en croit pas ses oreilles.

‑ Extraordinaire ! Absolument renversant ! Sais-tu, mon garçon, que cette grenouille doit valoir des millions ?

‑ Pas vraiment, monsieur Tartanpion !  C’est mon cochon d’Inde qui est ventriloque.

 

RESSOURCES

 

Posté par Manon Corriveau à 07:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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