12 mai 2011

Ce qu'il faut pour écrire

plume_sculture_boisPour écrire, il faut tout d'abord, un fauteuil confortable (on voit où sont mes priorités), un bon éclairage, et suffisamment de tranquillité pour pouvoir se concentrer. Ensuite, il faut du papier et un crayon, ou un ordinateur.

(L'illustration ci-contre est une sculpteur sur bois, oeuvre de Pascal Baume : http://www.fuste-rondins.com/sculptures/slides/plume-sculture-bois.html)

 

Que faut-il d'autre pour écrire?

 

Chaque auteur est différent, et « tous les chemins mènent à Rome », comme on dit. Cependant, je peux vous parler de ce qui est important pour moi, de ce qui me pousse à écrire.

 

L'amour...

 

Des mots

Aimer tous les mots; les beaux et les rares, mais aussi ceux de tous les jours. La richesse de vocabulaire est souvent un atout, mais je réalise qu'elle peut aussi être un handicap. C’est un peu comme savoir marcher avec des échasses : c’est un avantage, à condition d'être capable d'en descendre.

 

Envers ceux pour qui j'écris

Pour moi, cela veut dire : être authentique et sincère, avoir du respect pour mes lecteurs (et ne jamais les sous‑estimer). Je n'écris bien que sur des sujets qui me tiennent à cœur et qui, je l'espère, toucheront mes lecteurs.

 

Des histoires

Aimer me faire raconter des histoires m'a donné le goût d'en inventer. De plus, je suis convaincue que ce que j'ai du plaisir à écrire est sûrement plus plaisant à lire.

 

L'imagination et le sens de l’observation

Je m’inspire de ce que je connais, pour ensuite le modifier grâce à mon imagination. 

 

La patience

Il faut beaucoup de temps pour écrire un livre, et encore plus de temps pour le voir publié. Par exemple, j’ai mis 2 ans à écrire mon premier roman jeunesse, Les mémoires d’un ange poilu. Je doute que beaucoup d'écrivains réussissent à pondre, du premier jet, un texte parfait. Chose certaine, ce n'est pas mon cas. Il me faut relire, corriger, effacer, modifier, relire à nouveau, pour corriger ensuite, et relire encore… avant d’avoir la satisfaction d’écrire le mot « Fin ». 

 

« Écrire, c'est dix pour cent de création et quatre-vingt-dix pour cent de corrections. » (Christian Grenier, Je suis un auteur jeunesse, Rageot Éditeur, 2004) 

 

La persévérance

Trouver un éditeur est un long trajet qui peut s'avérer semé de déceptions… Au fil des ans, j’ai envoyé le manuscrit de mon roman Les mémoires d’un ange poilu à une vingtaine d'éditeurs différents. Il a fallu 5 ans avant qu’une éditrice tombe en amour avec l’histoire de Camille et me propose de la publier.

 

Pour ne pas se décourager, il cultiver une bonne attitude face aux refus :

·        Garder à l’esprit que l’éditeur porte un jugement sur le texte, pas sur l’auteur lui-même ni sur son talent.

·        Se rappeler que ce qui déplaît à un peut plaire à l’autre. Même si le beurre d’arachide est délicieux et bon pour la santé, ce n’est pas tout le monde qui aime en manger.

 

(Lecture intéressante sur le sujet : L'art de refuser un roman, de Camilien Roy, Éditions Stanké, 2007)

 

SUGGESTIONS DE LECTURELouis_Braille

  • Des hiéroglyphes à l'écriture électronique, d'Estelle Girard, Père Castor - Flammarion, 2007
  • L'écriture et le livre, de Karen Brookfield, Gallimard Jeunesse, 2004
  • Louis Braille, l'enfant de la nuit, de Margaret Davidson, Gallimard Jeunesse, 2002

Posté par Manon Corriveau à 10:20 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Commentaires sur Ce qu'il faut pour écrire

    Je me suis promenée sur votre blogue que je trouve très intéressant, je reviendrai à mon retour de vacances. Merci de votre visite chez moi.

    Posté par SolangeSolange, 28 mai 2011 à 20:54
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